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Mercredi, 23 avril 2008
Weston on the Green
Royaume-Uni
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Il est presque 18h00 et je viens tout juste d'arriver dans le village, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Londres. Il est situé dans l'Oxfordshire, tout près
d'Oxford. Une heure de train jusqu'à Bicester, puis une dizaine de minutes de taxi en plein milieu des champs et de la campagne anglaise. « Where to? », me demande le chauffeur.
Ne savant pas trop quoi répondre, je tente ma chance : « Is there a pub? » « Yeah! », me répond le chauffeur. « Then, I guess that will be it! »
Je suis ici en fonction officielle, en tant que journaliste à la radio de CBC. Je suis ici pour produire un reportage d'environ trois minutes sur les « eco-towns », la dernière idée
environnementale du gouvernement de Gordon Brown. Les 10 eco-towns seront des nouvelles villes bâties à partir de zéro. Elles sont supposées définir les normes du développement durable
urbain au Royaume-Uni. Elles seront vertes dans leur aménagement, dans leurs constructions éconergétiques, dans leur consommation d'énergie et dans leur gestion des déchets.
De plus, le gouvernement espère qu'elles contribueront à régler une partie de la crise du logement en fournissant de nombreux nouveaux foyers et jusqu'à 40 % de ceux-ci seront des habitations à
prix modique. Si le projet semble une bonne idée, il est loin de faire l'unanimité, surtout dans les localités concernées.
Mon reportage s'intéressera donc à ce mouvement d'opposition ici. Dans une heure et demie, je me rendrai à une séance d'information du village, mais en attendant, je me retrouve encore une
fois dans un véritable pub anglais, avec son mur en pierres et son comptoir en bois. Encore une fois dans un pub, mais ils font tellement partie de la tradition anglaise qu'il est
normale de s'y retrouver souvent. De plus, cette fois je suis ici pour des raisons professionnelles car au Canada (et au Nouveau-Brunswick), le meilleur moyen de connaître le « talk
of the town », le sujet chaud du village, est de se rendre au Tim Hortons et de discrètement écouter les conversations (un excellent moyen de trouver des sujets intéressants et je parle
ici par expérience). Ici, au Royaume-Uni, c'est au pub qu'il faut se rendre pour accomplir le même objectif.
Ce reportage est ma dernière véritable tâche en tant que stagiaire au bureau de Londres de CBC. Mon stage se termine vendredi, dans deux jours. Je n'ai pas nécessairement hâte qu'il
finisse, mais j'ai vécu ce que j'avais à vivre ici et ce sera donc avec plaisir et avec la satisfaction du devoir accompli que je quitterai le bureau vendredi. J'ai consacré les quatre
premières semaines de mon stage à faire du travail de recherchiste. Une bonne partie de ces quatre semaines a consisté à épauler le travail de notre équipe déployée en Afrique du Sud et
au Zimbabwe pour couvrir les élections au Zimbabwe justement. J'ai également assisté les gens de la radio et de la télévision dans leur travail de recherche et de préparation des reportages
et des interventions en direct, tout cela en plus de réaliser des entrevues pour appuyer le travail d'autres journalistes.
Au cours des deux dernières semaines de mon stage, j'ai surtout produit mes propres reportages pour la radio et pour la télévision. Le bilan de ces deux semaines est très positif car j'ai
produit des reportages de nouvelles économiques ayant été diffusés à CBC Newsworld, en plus d'un reportage de nouvelles et d'une intervention en direct à la radio de Radio-Canada
Atlantique. Le reportage que je produirai grâce à ma cueillette sera diffusé à la radio de CBC. En somme, mon stage aura été très instructif, très intéressant et très formateur.
Il m'aura aidé à peaufiner ma polyvalence radio et télévision, français et anglais, une excellente chose car la polyvalence est une qualité essentielle dans le monde du journalisme moderne.
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